Le pieux village de Sidi-Bouzid
---------Beaucoup
plus austère, assez pauvre en ressources et en eau, relai entre Aflou et
Djelfa, peuplé d'environ 1.000 âmes, Sidi-Bouzid, chez les Ouled. Mimoun
Chéraga, est bâti autour de la tombe et de la zaouïa de son saint éponyme : un
chérif idrisside, venu de Fès au début du VI"'e siècle de l'Hégire (XII11°
C) et dont les descendants sont dispersés nombreux non seulement dans le Djebel
Amour, mais à Bel-Abbès, El Hamel, Mostaganem, Ouled Djellal, et même au Sous
marocain et jusqu'à la Mecque en Arabie. Ils viennent visiter sa tombe. La
zaouïa est rahmania et dépend d'El Hamel. Elle y a envoyé ses meilleurs
manuscrits anciens et je n'y ai guère trouvé qu'une biographie moderne rédigée
en 1351 (1932) par Si Abouzid ben El Hadj Abilqqâcem, sur le saint ancêtre, qui
aurait vécu cent soixante ans, dont quarante à Mekka, quarante à Fès, quarante
en voyage, avant de mourir ici. Il aurait été, me dit-on, disciple de Ahmed
Ghazâli, frère du grand Ghazâli, ce qui est une belle référence dans le
coufisrne.
---------La mosquée est
très simple, avec un minaret sommaire constitué par une sorte de cage à hauteur
d'appui, sur un angle du mur et à laquelle on accède par un escalier extérieur.
Elle s'élève sur une esplanade d'où l'on découvre un admirable et assez
tragique panorama vers Zénina au nord-est, Laghouat au sud, et Aflou au
sud-ouest.
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