El-Ghicha et les pierres écrites
---------Au coeur des
plus hautes gadas, chez les Ouled Yagoub el Ghaba (de la Forêt), le qçar
d'El-Ghicha est au contraire fort bien arrosé. Un moulin, dont on voit les
ruines fut même installé, au début du siècle, par un européen, sur une très
pittdresque chute de l'oued. L'endroit est célèbre par ses gravures rupestres
préhistoriques : à Sfisifa d'abord sur une falaise aprupte entre la forêt de
l'oued, puis dans la vallée du moulin, dans un chaos de rochers gréseux
couverts d'un enduit noirâtre. Ce n'est pas sans émotion qu'on déchiffre ces
tçâouir al jouhalâ, ces " dessins des anciens payens " comme disent les
gens du pays. Ils représentent à Sfisifa un grand et petit éléphant, un lion à
la tête de profil comme le corps, un grand mouflon... dans l'autre site, des
éléphants, un lion à tète de face, un bélier à disque entre les cornes, qui a
fait couler beaucoup d'encre, un buffle ou mouflon, et d'étranges personnages à
six membres, bras et jambes écartés (comme les bordures stylisées de certains
tapis) que l'on qualifie de " grenouilles ". A l'entrée du qçar, de
l'ancien bordj où fut d'abord le siège de l'annexe entre 1857 et 1859, on
domine le beau cimetière où s'élèvent les qoubbas ue Hadj Slimane ben Ahmed,
septième aïeul de l'actuel caïd, et de Sidi Amer, fils du Cheikh Mabrouk
enterré à Laghouat.
---------Pour en
terminer avec les qçour, citons Tajrouna, au sud du massif, dans le long
appendice qui termine les cartes de la commune et correspond aux terrains de
parcours à peu près désertiques. On trouve pourtant des lettrés dans ce village
austère à l'assaut duquel semblent monter les sables, et dont le patron est le
savant Sidi Mohammed ben Youssef qui vécut au XVIIè siècle.
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